Montage financier

Nous le constatons depuis le début, ce qui pose le plus question dans un projet d’habitat participatif qui met en avant la mixité sociale, c’est le montage financier. Comment financer un immeuble en propriété collective, avec des ménages aux revenus très disparates ?

La propriété collective que nous visons nous prive du recours aux aides destinées à l’accession individuelle à la propriété : pas de PTZ et autres éco-PTZ et Pass-Fonciers.

D’autre part, ce qui coûte cher dans un emprunt, c’est la durée de l’emprunt. La même somme empruntée sur 20 ans et sur 30 ans n’implique pas du tout les mêmes frais de remboursement. Mais si certains, individuellement, pourraient n’emprunter que sur 15 ans, pour d’autres, il faut envisager un emprunt sur 30 ans pour que leur remboursement mensuel devienne compatible avec leur niveau de revenus. Comment concilier ces diversités de revenus, faire que dans un emprunt collectif, les différents ménages s’y retrouvent, et même que chacun y gagne ?

C’est là toute la question à laquelle nous sommes confrontés dans le montage d’une telle opération. Si une part de solidarité (péréquation) est envisageable, elle ne peut porter sur des sommes trop importantes… au risque de mettre en péril tout l’équilibre de l’opération.

Alors faut-il accepter de n’intégrer des ménages à revenus modestes qu’en tant que locataires (avec voix au chapitre) d’un bailleur social associé à l’opération (et qui pourrait être en bail emphytéotique pendant une période puis céder les appartements ainsi financés à la coopérative qui en deviendrait seule gestionnaire) ?

 

Publicités